miércoles, 28 de octubre de 2009
Autour, il n'y a rien
viernes, 10 de julio de 2009
Les nobody
et rêvent les nobody d'arrêter d'être pauvres.
Un jour, la chance viendra les voir.
Les nobody, les fils de nobody, ceux qui ont rien,
les nobody, les "personne", les dépersonnalisés,
qui arrondissent jamais a fin de mois, foutus,
ceux qui ne sont pas, même s'ils existent,
ceux qui ne parlent pas des langues, mais des dialectes
ceux qui ne professent pas des religions, mais des superstitions,
ceux qui ne font pas de l'art, mais de l'artisanat.
ceux qui ne pratiquent pas une culture, mais un folklore,
ceux qui ne sont pas des êtres humains, mais des ressources humains,
ceux qui n'ont pas des faces, mais ont juste des bras,
ceux qui n'ont pas des noms, mais ont des numéros,
ceux qui ne figurent pas dans l'Histoire Universel,
mais dans la chronique rouge de la presse locale,
ce sont les nobody,
qui coutent moins
que la balle qui les tue.
Eduardo Galeano.
Escuchar en Español, recitado por Liliana Felipe
lunes, 15 de junio de 2009
Sans toi
Lascive, comme le bisse d'un colonel,
Furtif, comme Renaud quand il été Renaud,
Inquiet, comme un curé dans un bordel.
Errant, comme un taxi dans le désert.
Brulé, comme le ciel de Tchernobyl,
Seul, comme un poète à l’aéroport,
Je suis comme ça, je me sens de même,
Sans toi.
Amer, comme le vin d’un exilé,
Comme le dimanche d’un retiré,
Comme un mariage civil,
Violent, comme un enfant sans cadeau de noël,
Comme les abeilles sans reine ni miel
Je suis comme ça sans toi.
Plus triste qu’un papillon
Né dans le biodôme.
Je suis comme ça, je me sens comme ça sans toi.
Inutile, comme une estampe triple,
Comme la semence des pendus,
Comme un livre de prophéties.
Fâché, comme un dandy avec tâches de ketchup,
Comme un policier en St-Jean,
Je suis comme ça sans toi.
Plus triste que Jean Leloup si un jour,
Colombie ne produit plus.
Je suis comme ça, je me sens de même,
Sans toi.
Tradaptation de ¨Asî estoy yo sin tî¨ de Joaquîn Sabina.
sábado, 6 de junio de 2009
De nouveau à Québec
Bienvenus à tous et toutes!
Mon nom est Pedro Carbajal. Je suis née en Amérique du Sud. Ce blog est destiné à faire connaître aux francophones les merveilles de la langue espagnole. Quand les gens pensent aux hispanophones, c'est plus ou moins cette image qui les vient à la tête. Et ça me fait mal, parce que la culture latino-américaine est beaucoup plus grande que les idées turistiques d'un groupe d'entrepreneurs espagnols.
Pour faire cela, je traduirai des poèmes, des chansons, même des comptes que j’aime et qui me font du bien. Excusez les fautes, s’il vous plait. J’aimerais bien que quelqu’un m’aide à corriger mes fautes.
Merci,
Pedro Carbajal
Tradaptation: La pire partie d'un amour (Lo peor del amor, de Joaquín Sabina)
La pire partie d’un amour,
Quand il finit,
Sont les chambres à coucher rénovés,
La soupe de reproches avec sardines,
Les hirondelles mortes sur les oreillers.
La pire partie de l’après, ce sont les restes
Qui embaument la fumée de nos rêves.
Les téléphones qui parlent avec les yeux,
La systole, sans diastole ni propriétaires.
Le plus pénible c’est de peinturer de nouveau,
Réparer les péchées véniels, condamner à morte
La passion,
C’est atroce, dans l’amour, quand il s’en va,
Quand dans le point final des finales
Ils nous en manquent des points de suspension.
Joaquîn Sabina