lunes, 15 de junio de 2009

Sans toi

Perdu, comme un vieux qui perd au poker.
Lascive, comme le bisse d'un colonel,
Furtif, comme Renaud quand il été Renaud,
Inquiet, comme un curé dans un bordel.
Errant, comme un taxi dans le désert.
Brulé, comme le ciel de Tchernobyl,
Seul, comme un poète à l’aéroport,
Je suis comme ça, je me sens de même,
Sans toi.

Amer, comme le vin d’un exilé,
Comme le dimanche d’un retiré,
Comme un mariage civil,
Violent, comme un enfant sans cadeau de noël,
Comme les abeilles sans reine ni miel
Je suis comme ça sans toi.
Plus triste qu’un papillon
Né dans le biodôme.
Je suis comme ça, je me sens comme ça sans toi.

Inutile, comme une estampe triple,
Comme la semence des pendus,
Comme un livre de prophéties.
Fâché, comme un dandy avec tâches de ketchup,
Comme un policier en St-Jean,
Je suis comme ça sans toi.
Plus triste que Jean Leloup si un jour,
Colombie ne produit plus.
Je suis comme ça, je me sens de même,
Sans toi.


Tradaptation de ¨Asî estoy yo sin tî¨ de Joaquîn Sabina.

sábado, 6 de junio de 2009

De nouveau à Québec

De nouveau à Québec, après minuit,
Unplugged, ténébreux et saoul,
Enfermé dans moi-même, sans rien,
Loin de toi, je veux dire, sans tout. 

De nouveau, j’ai pleuré dans une rue, 
De nouveau, personne ne m’a entendu pleurer,
De nouveau, j’ai blanchit mes neurones. 
De nouveau, le « Vin du bon marché »

Nouvelle tour d’un cœur fatigué de battre.
À Saint-Saveur habitent ceux qui ont perdu le train,
À Saint-Roch se prostituent, par exemple,
Ceux qui n’avaient de l’argent pour acheter le billet.

De nouveau, seul comme le numéro 1. 
De nouveau, inutile comme cette chanson,
Comme un clochard qui quête dans la lune, 
Comme le bon sauvage enfermé dans une prison.

Basado en "Otra vez en Madrid" de Joaquin Sabina.

Bienvenus à tous et toutes!


Mon nom est Pedro Carbajal. Je suis née en Amérique du Sud. Ce blog est destiné à faire connaître aux francophones les merveilles de la langue espagnole. Quand les gens pensent aux hispanophones, c'est plus ou moins cette image qui les vient à la tête. Et ça me fait mal, parce que la culture latino-américaine est beaucoup plus grande que les idées turistiques d'un groupe d'entrepreneurs espagnols.


Pour faire cela, je traduirai des poèmes, des chansons, même des comptes que j’aime et qui me font du bien. Excusez les fautes, s’il vous plait. J’aimerais bien que quelqu’un m’aide à corriger mes fautes.

Merci,

Pedro Carbajal

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Tradaptation: La pire partie d'un amour (Lo peor del amor, de Joaquín Sabina)


La pire partie d’un amour,

Quand il finit,

Sont les chambres à coucher rénovés,

La soupe de reproches avec sardines,

Les hirondelles mortes sur les oreillers.

La pire partie de l’après, ce sont les restes

Qui embaument la fumée de nos rêves.

Les téléphones qui parlent avec les yeux,

La systole, sans diastole ni propriétaires.

Le plus pénible c’est de peinturer de nouveau,

Réparer les péchées véniels, condamner à morte

La passion,

C’est atroce, dans l’amour, quand il s’en va,

Quand dans le point final des finales

Ils nous en manquent des points de suspension.


Joaquîn Sabina


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